nyon mongs pa;Émotion négative ou perturbatrice;klesha;Phénomène mental qui perturbe autant les pensées que les actions, et dont le résultat est la souffrance. On dénombre cinq émotions négatives principales: l’attachement ou le désir, l’aversion ou la colère, la confusion ou l’ignorance, la jalousie et l’orgueil. +
bstan 'gyur;Tengyour;Deux cent treize volumes traduits en tibétain de commentaires écrits par de grands maîtres indiens sur les enseignements du Bouddha, et qui constituent, avec le Kangyour, le canon bouddhiste tibétain. +
gcod;Tchöd;tchöd;«Couper», «détruire». Pratique introduite au Tibet par Machik Labdreun (tib. ''ma gcig lab sgron'', 1055-1153) et Padampa Sangyé (tib. ''pha dam pa sangs rgyas'', ? -1117), qui permet d’éliminer toutes les formes de croyances et d’attachement, principalement au soi. Le pratiquant donne son corps en offrande aux Trois Joyaux, en présent aux Protecteurs du Dharma et aux êtres sensibles, et en paiement de ses dettes karmiques aux esprits malfaisants. La pratique du Tchôd comprend également des offrandes brûlées (''gsur'') et des offrandes de ''tormas'' d’eau (''chu gtor'') aux esprits souffrant de faim et de soif. +
bskal pa;Ère cosmique;kalpa;Dans la cosmologie bouddhiste, les mondes sont soumis à un processus alternatif de formation et de dissolution. La période qui s’écoule entre le début d’un monde et la formation du monde suivant, après la dissolution du premier, est appelée ''mahakalpa'' ou «grande ère cosmique»;celle-ci est formée de quatre phases qui correspondent à la formation, à la durée et à la dissolution d’un monde, suivies d’une étape intermédiaire de vide. Chacune de ces quatre phases se compose de vingt «ères cosmiques intermédiaires». +
mya ngan las 'das pa;Nirvana;Litt. «au-delà de la souffrance». Au sens large, le but des pratiques bouddhistes, le contraire du samsara. Il faut comprendre que le mot n’a pas le meme sens dans les différents véhicules: dans le Véhicule Fondamental, il s’agit de la paix de la cessation qu’atteint l’arhat, et dans le Grand Véhicule de 1 Éveil parfait, du «nirvana sans demeure» (ssk. ''apratishthitanirvana'', tib. ''mi gnas myang 'das''), lequel transcende aussi bien les souffrances du samsara que la paix du « petit » nirvana. +
sprul sku;Corps d’apparition;nirmanakaya;Toute forme sous laquelle se manifeste un bouddha ou un bodhisattva pour guider les êtres selon leurs perceptions. Voir «Trois corps». +
dkon mchog gsum;Trois Joyaux;triratna;Le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Selon l’usage le plus courant, le Bouddha désigne celui qui montre la voie de la délivrance, le Dharma est son enseignement, et la Sangha, la communauté des pratiquants. Les Trois Joyaux sont le meilleur refuge contre les souffrances du samsara. +
bsod nams;Mérite;punya;Acte positif ou vertueux qui fait renaître dans les mondes supérieurs. Les mérites constituent la première des deux accumulations. On traduit souvent les termes tibétains dge ba (vertu, action positive) et ''dge rtsa'' (source de vertu pour le futur) par mérite. Voir «Accumulations». +
ma rig pa;Ignorance;avidya;Dans le bouddhisme, l’ignorance n’est pas tant une absence de savoir qu’une méprise: une compréhension erronée, ou l’incapacité de reconnaître la nature véritable et ultime de l’individu et des phénomènes auxquels est attribuée à tort une existence réelle. L’ignorance présente quatre aspects: 1. l’ignorance fondamentale (tib. ''ma rig pa''), qui est la non-reconnaissance de la conscience primordiale et de la vacuité des phénomènes;2. un état mental obscurci (tib. ''gti mug''), qui consiste essentiellement en un manque de discernement quant à ce qu’il convient de faire et d’éviter pour se libérer du samsara;3. le doute (tib. ''the tshom''), notamment sur la causalité karmique et l’existence des vies passées et futures;4. les vues erronées (tib. ''lta ba nyon mong can''), qui consistent à croire que les agrégats forment le soi individuel, et que les phénomènes existent en soi et par soi. +
byang chub kyi sems;Esprit d ’Éveil;bodhicitta;L’esprit d’Éveil relatif est le vœu ou la décision d’atteindre l’Éveil parfait pour le bien de tous les êtres, associé à la pratique de l’amour, de la compassion et des six vertus transcendantes qui permettent d’atteindre ce but. L’esprit d’Éveil absolu est la sagesse non duelle, l’essence de l’esprit, le mode réel de tous les phénomènes. +